C’est, paradoxalement, dans une odeur tenace de raisiné – le site étant situé derrière la cave coopérative - que s’est déroulée l’inauguration du forage d’eau potable de Bellieure à Viviers.
Ce puits, situé à 130 m de profondeur, est capable de produire 120 m3 à l’heure, largement de quoi satisfaire les besoins de la commune ; en effet, cette ressource est amenée à remplacer celle du puits St Nicolas qui restera toutefois en fonctionnement partiel, deux ressources importantes représentant une richesse assez rare pour une commune.
Prenant la parole en premier, M. François Louvet, maire de la commune, a mis l’accent sur l’importance d’un tel évènement car il assure l’avenir des futures générations ; en outre, il disait également part de son inquiétude quant à l’Escoutay, dans laquelle on pouvait se baigner autrefois et qui, aujourd’hui est quasiment à sec une bonne partie de l’année.
M. Michel Geray, 1er adjoint, faisait l’historique de ce forage depuis 1985 ; en effet, la ressource du puits St Nicolas est exposée aux risques d’inondation, voire de pollution du Rhône ; la recherche d’un gisement plus fiable s’avérait donc nécessaire ; les 1ères recherches, à l’initiative de la mairie, ont permis de découvrir cette eau de très bonne qualité, protégée par 60 m d’argile. A partir de 2004, la compétence en matière d’eau potable lui ayant été transférée, c’est la communauté de communes « du Rhône aux gorges de l’Ardèche » qui a pris en charge le dossier, pour le mener à son terme.
M. Jean-Paul Croizier, Président de la communauté de communes, fit le bilan chiffré de l’opération : la dépense totale s’élève à 315 400 € hors taxes ; cependant, le conseil général et l’agence de l’eau ont apporté leur participation, à hauteur respectivement de 116 381 € et 53 940 €.
M. Pascal Terrasse, président du conseil général, devait conclure les interventions en exprimant sa satisfaction devant cette réalisation ; en outre, il rappelait qu’il fallait s’interroger sur l’utilisation de l’eau potable, une ressource qui n’est pas aussi inépuisable qu’on le pense ; de plus, traiter de l’eau pour des chasses d’eau ou des lessives ne semble pas judicieux, ni économiquement ni écologiquement ; par conséquent, une réflexion est engagée afin de définir une nouvelle politique de l’eau à mettre en place dans les prochaines années.
La cérémonie s’est achevée par la visite des locaux techniques, avec les explications de techniciens de la société fermière, la SAUR.

